Tony Vairelles et Yoann Lachor : leurs souvenirs de la fête à Lesquin et à Lens le 9 mai 1998
« Il y a eu l’arrivée à Lesquin qui a été impressionnante. A l’époque, c’était un petit avion privé de 20 places et, d’habitude, on récupérait nos sacs à la sortie de l’avion pour repartir au bus. Et là, on nous dit : « ne prenez pas vos sacs, ça risque d’être compliqué dans l’aéroport. » On se demandait pourquoi, et on a vite compris la douleur ! (rires) Quand on est passé au milieu de tout le monde… En plus, j’avais la mauvais idée à l'époque d’avoir les cheveux longs ! On s’est fait tirer les cheveux, les gens nous embrassaient… Ils étaient heureux. Je me rappelle de Gervais Martel qui est arrivé dans le bus, à deux doigts de faire un malaise parce qu’il n’avait pas réussi à passer. Les gens l’embrassaient, c’était la folie. »
Et Yoann Lachor :« De l’incrédulité, de l’incompréhension, de l’émerveillement parce que c’était fou. Dans le bus qui nous amenait de Lesquin jusqu’ici, Monsieur Delelis a dit : « Il faut ouvrir le stade, les gens sont dans la rue, ils sont au stade, ils ne savent pas trop quoi faire, il faut ouvrir et il faut qu’on aille voir ! ». C’est quand même improbable. Et quand on arrive ici, c’est juste fou, il y a 25 000 qui scandent nos noms, le nom du Racing Club de Lens, on sent cette ferveur, cette fierté. Personnellement, à ce moment-là, j’ai de la fierté et de l’incrédulité, de l’émerveillement. Ce sont des moments incroyables à vivre. »
Source :France 3 - 45 Minutes (propos transcrits par Luc pour MadeInLens)
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