Sylvain Matrisciano : « Philippe Montanier est très sensible à la formation, comme l’était Eric Sikora »
« Ici, l’actionnaire, les dirigeants, la direction ont souhaité que le directeur du centre ait une vue globale sur tout le parcours du joueur, ce qui m’arrange. C’est ce que je préfère, il y a une cohérence avec l’école de football, le collège, le lycée, et les professionnels. En liaison directe bien sûr avec Philippe Montanier, on s’est déjà rencontrés sur le projet et il est très sensible à la formation, comme l’était Eric Sikora, pour redescendre ses directives et ses orientations, tout en mettant un label du « joueur lensois ». On veut sortir un joueur lensois qui se caractérise par la générosité, l’envie de rester haut, de jouer vite vers l’avant, et d’avoir une réflexion dans le jeu, c’est à dire une capacité à changer de statut régulièrement. Par exemple de passer de défenseur à attaquant dans une phase de perte ou de récupération du ballon. Dès l’école de football, on demande aux entraîneurs de mettre en place des process pour préparer ces joueurs à gérer leurs émotions à la perte ou la récupération du ballon. Il y a une passerelle avec l’éducation nationale, je souhaite que mes entraîneurs aillent régulièrement faire les conseils de classe avec les jeunes, avoir un suivi des études. On ne peut pas parler d’un triple projet éducatif, et dissocier le sportif et le scolaire. On n’a pas que des aigles et des bac+5, mais ça ne fait rien, certains peuvent avoir un très beau parcours scolaire en allant sur un CAP. Chacun son niveau, avec des comportements. Je souhaite que quand mes joueurs sont dehors, on dise « ça, c’est un joueur de Lens, il y a été formé, il a vécu ici, il a un profil ».
Propos recueillis par Pascal Guislain (RBM 99.6FM) pour MadeInLens
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