Hervé Arsène : « La carrière ne s’arrête pas quand on signe un contrat »
« Jean-Kévin Duverne, Jean-Ricner Bellegarde et d’autres ne sont pas de notre région. Ce n’est jamais facile de quitter sa famille. D’autant plus que, derrière, on quitte la famille sans savoir si l’on va y arriver. Aujourd’hui, je ne dirais pas qu’ils sont arrivés mais ils sont dedans. La carrière ne s’arrête pas quand on signe un contrat. Il faut aller au bout et faire de bonnes choses. Je suis très content pour eux parce qu’ils ont fait beaucoup de sacrifices, et ils en sont récompensés par cette signature. Pour Mounir Chouiar aussi car c’est un garçon qui venait à pied ou à vélo, qu’il pleuve ou qu’il vente. A un moment donné, j’avais tellement pitié qu’avec l’accord du club, je me suis décidé à aller le chercher à l’école. Comme cela, il arrivait plus vite à l’entraînement. Les gens n’ont pas vu tous les efforts qu’il a faits : imaginez qu’il arrivait à pied de dix à quinze ans, tous les jours. Qu’il neige, qu’il pleuve ou qu’il fasse très froid, et qu’il faille rentrer chez soi à pied ou à vélo, même s’il n’habitait pas très loin, ce n’est jamais évident. Donc, on est très fiers par rapport à tout ça, en leur souhaitant bonne chance, et qu’ils restent le plus longtemps possible avec nous, tout en sachant que l’on peut aussi profiter, plus tard, du travail qui a été fait par le club, si d’autres clubs viennent à s’intéresser à leur talent. »
Source :RCLens.fr
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