Adil Hermach : « Un an de salaire ici... »
« S'il n'y avait que l'argent, personnellement, je serais resté en Arabie saoudite. Moi, je me vois vieillir aux Émirats, honnêtement. On ne te regarde pas de travers parce que tu as une belle voiture, il n'y a pas de discrimination monétaire. Par contre, il y a du respect pour tout le monde. La notoriété, c'est magnifique, ça ne s'achète pas. Mais en Arabie saoudite, je ne pouvais pas aller au resto tranquille. Ici, je peux sortir avec ma femme, qui adore les balades en bord de mer, me promener dans les malls (ces centres commerciaux qui allient magasins et espaces de loisirs), profiter d'une autre culture, d'une autre vie. J'apprends l'anglais, l'arabe et je comprends même les causeries en portugais du coach !
À côté de ça, si tu veux jouer pour l'argent, tu peux aussi aller en Chine, à Oman... J'aurais pu signer à Toulouse, qui me proposait trois ans de contrat mais là, tu sors la calculette, tu réfléchis. Un an de salaire ici, c'est trois ou quatre ans pour un joueur moyen de Ligue 1. Le truc, c'est qu'il y a ce risque de ne pas faire un an. Le club nous met dans les meilleures conditions, mais il ne faut pas de suffisance. Ici, ils n'aiment pas ça. Mais si tu mouilles le maillot sur le terrain, ils ne sont pas ingrats. »
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