Rigobert Song : « On me montrait des photos de Metz, de Lens »
« Au début, je ne pouvais pas parler. Ils m'ont intubé car, quand je parlais, j'appuyais sur la gorge mais on ne comprenait rien. Aujourd'hui, quand on me voit, on ne peut même pas imaginer comment j'étais... J'ai reconnu très vite les gens et je les appelais par leur surnom de jeunesse. On me montrait des photos de Metz, de Lens, ça faisait partie de la stimulation pour activer la mémoire, et je me souvenais de tout. Alors, quand je fais de la rééducation, aujourd'hui, je veux aider les autres car je sais ce que c'est. J'en vois sur des fauteuils qui ont des séquelles et je les encourage. Je leur donne les cours ! (Rire.) Je dois leur filer le moral car j'ai vécu la même situation qu'eux. Certains ont perdu espoir, ils ont la tête ou la bouche inclinées, la main paralysée, mais ils peuvent compter sur moi. »
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