Rigobert Song : « Je suis un miraculé »
« Aujourd'hui, j'essaie de comprendre les choses différemment. On ne voit plus la vie comme avant. La vie est belle. Je vais faire attention à plus de choses, ne pas fumer, boire. D'ailleurs, la cigarette, je ne supporte déjà plus l'odeur. Je n'avais jamais eu de problèmes de santé, sauf un gros coeur, comme beaucoup d'Africains. C'est ce qu'on avait constaté en Turquie, au club de Trabzonspor. Et on m'a donné des médicaments pour l'hypertension. D'ailleurs, mon erreur, c'est de ne pas les avoir pris les deux mois avant mon AVC parce que je me sentais bien. Maintenant, je les aurai dans la poche tout le temps. (Rire.) Vous savez, quand je repense à tout ça.... Je suis arrivé à Paris, il y avait un monde fou, m'a-t-on raconté. On a dit que l'opération durerait trois heures, elle a duré neuf heures. Et toutes ces personnes ont vu passer des patients décédés sur des brancards, recouverts par un drap. Ils croyaient que c'était moi. Tout le monde a pleuré, c'était comme un deuil national. Je suis vraiment revenu de très loin... Je me souviens de notre frère Marc-Vivien Foé. On était le matin ensemble, dans le vestiaire ensemble, sur le terrain ensemble, on se parlait, et il est parti... Les choses peuvent très vite changer. Je le sais encore plus aujourd'hui, car je suis un miraculé. »
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